Les hommes d’affaires de l’essence ont mis en garde contre un plus grand décalage dans l’octroi des autorisations par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) en raison des nouvelles dispositions par lesquelles sont repris les termes juridiques et les termes d’un accord publié le 28 février par l’organisme régulateur.
L’Organisation nationale des distributeurs d’huile (Onexpo) a expliqué qu’il existe un arriéré important de plus de 10 000 affaires en cours, dont environ 8 000 correspondent à des hydrocarbures et plus de 1 200 sont des pré-enregistrements.
« Nous considérons que cet accord présente des éléments contradictoires avec les principes et les règles établis par la Constitution politique des États-Unis mexicains et pour le développement du secteur privé dans l’industrie pétrolière », a déclaré Onexpo dans un communiqué.
L’Accord par lequel les délais légaux et les modalités de la CRE sont repris de manière ordonnée et échelonnée détermine que pour le secteur des hydrocarbures 50 pages seront émises par mois, pour l’électricité ce sera 15 et 120 pour les pré-enregistrements, en plus des que par personne physique ou morale une seule demande peut être faite.
« Avec cet accord, les régulés sont limités à ne pas pouvoir faire plus d’une démarche, un pré-enregistrement d’une nouvelle entreprise et le nombre de demandes qu’ils peuvent faire. En général, cela limite la croissance du secteur pétrolier », a-t-il reproché.
Les stations-service soutiennent qu’avec ces limitations de la CRE dans les permis, l’effort du président Andrés Manuel López Obrador pour atteindre la souveraineté énergétique est également affecté, car la construction de nouvelles stations-service dans les communautés qui en ont le plus besoin est ralentie, puisque les investissements dans le secteur sont inhibés.
Onexpo précise que si les règles édictées dans cet accord par la CRE subsistent, il est fort probable que :
- L’arriéré augmente et avec lui à nouveau l’arrêt des procédures devant la CRE.
- Des barrières à la libre concurrence sont créées.
- Les investissements dans le secteur sont inhibés.
- Mlle directe et indirecte
- La construction des infrastructures nécessaires pour répondre à la nouvelle offre issue de l’exploitation de la raffinerie Dos Bocas est restreinte.
- La poursuite de cet accord est encouragée afin de promouvoir l’investissement et le développement.
- La prolifération du marché illicite des carburants est favorisée indirectement.
- Le recouvrement des impôts est impacté par l’impossibilité de contenir le marché informel.
« Nous demandons respectueusement à la CRE de procéder à une analyse approfondie, techniquement étayée et complète de l’accord, dans laquelle les effets négatifs qu’il a sur les consommateurs, les investisseurs et les entreprises sont évalués et pris en compte, entraînant un préjudice pour toute forme de concurrence économique. » , demande Onexpo.
