Le sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) a été marqué par les rencontres tant attendues entre les présidents Joe Biden, des États-Unis ; Xi Jinping, de Chine, et Andrés Manuel López Obrador, du Mexique, tandis que les questions commerciales ont été reléguées au second plan.
Telles sont les clés de l’événement, organisé dans la ville californienne de San Francisco et qui s’est terminé ce vendredi après deux jours de rencontres de haut niveau :
Le rapprochement de Biden et Xi
Le face à face entre Biden et Xi était la rencontre la plus attendue de la semaine après un an sans contacts entre les deux puissances et à un moment où tous deux cherchaient à stabiliser la relation bilatérale.
Lors de la réunion, qui a duré environ quatre heures, il a été convenu de reprendre les communications entre ses forces armées et, selon la Maison Blanche, un accord a été conclu pour que la Chine contrôle les précurseurs chimiques avec lesquels est fabriqué le fentanyl, un puissant opioïde qui revendique le la vie de près de 200 Américains par jour.
Le gouvernement chinois n’a pas précisé dans son communiqué officiel qu’un accord avait été trouvé sur le fentanyl, mais il a indiqué qu’un accord avait été trouvé pour créer un « groupe de travail » sur les stupéfiants.
Ces avancées ont toutefois été assombries lorsque Biden lui-même a osé qualifier une nouvelle fois Xi de « dictateur » – il l’avait déjà fait en juin – lors de la conférence de presse qui a suivi le face-à-face avec son homologue chinois.
Le conseil géopolitique Asie-Pacifique
L’intérêt des États-Unis à renforcer leur influence dans la région Asie-Pacifique s’est encore une fois manifesté avec la réunion trilatérale que Biden a tenue en marge de l’APEC avec son homologue sud-coréen Yoon Su-yeol et avec le Premier ministre japonais Fumio. Kishida.
Biden a qualifié les dirigeants de la Corée du Sud et du Japon, ses alliés traditionnels dans la région, de « partenaires capables et indispensables » et s’est engagé à élever la collaboration tripartite à « des niveaux sans précédent ».
Comme Biden, Xi a profité du sommet de l’APEC pour démontrer son poids dans la région et a eu un face-à-face très attendu avec Kishida, au cours duquel tous deux ont montré leur volonté de travailler ensemble pour la paix et la stabilité dans la région.
La Chine n’oublie pas l’Amérique latine
En outre, le dirigeant chinois a concentré ses efforts sur les partenaires latino-américains de l’APEC, notamment ceux qui se plaignent que les États-Unis aient relégué la région au second plan avec les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient.
Le premier jour du sommet, Xi a rencontré ses homologues du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, et du Pérou, Dina Boluarte, à qui il a réitéré sa volonté de renforcer les liens commerciaux.
De ces deux réunions, Xi est ressorti avec une invitation à se rendre au Mexique dans les mois à venir et au Pérou lorsque ce pays accueillera le sommet des dirigeants de l’APEC l’année prochaine.

Biden se retrouve sans sa grande annonce commerciale
Biden avait l’intention de profiter de la vitrine de l’APEC pour annoncer un accord commercial majeur avec les économies qui, en plus de faire partie du forum, composent également le Cadre économique indo-pacifique (IPEF), établi par les États-Unis l’année dernière pour offrir la région des alternatives aux échanges avec la Chine.
Malgré le fiasco, Biden a souligné les « progrès substantiels » réalisés au cours des négociations, au cours desquelles trois piliers ont été convenus pour établir formellement l’IPEF : un visant à améliorer les chaînes d’approvisionnement, un autre à promouvoir la transition vers une énergie propre et un troisième visant à promouvoir des pratiques économiques équitables.
Ce qui n’a pas pu être convenu, c’est le pilier commercial, car les États-Unis n’étaient pas disposés à offrir à certains pays asiatiques l’accès au marché américain qu’ils exigeaient et n’offraient qu’une assistance technique, ce que la plupart considéraient comme insuffisant, ont déclaré à EFE des sources proches des négociations. .
Onze des 13 membres de l’IPEF (à l’exception de l’Inde et des Fidji) font également partie de l’APEC.
Aucune référence à l’Ukraine ou au Moyen-Orient
Finalement, les dirigeants des 21 économies de l’APEC ont conclu leur sommet par une déclaration commune sans référence aux guerres en Ukraine ou au Moyen-Orient.
Le texte, convenu par tous les membres, diffère de celui convenu l’année dernière lors de l’édition tenue à Bangkok (Thaïlande), où « la majorité » des membres a condamné « l’agression » russe contre l’Ukraine et a évoqué ses effets sur l’économie. monde.
Par ailleurs, les États-Unis ont publié une déclaration mentionnant l’Ukraine et la guerre à Gaza, expliquant que certains dirigeants s’étaient opposés à l’inclusion de cette langue dans le texte commun, et que Washington avait donc décidé d’utiliser sa prérogative en tant qu’hôte du sommet. votre propre déclaration.
L’APEC, créée en 1989, regroupe 21 territoires d’Asie et d’Amérique baignés par l’océan Pacifique : Australie, Brunei, Canada, Chili, Chine, Hong Kong, Indonésie, Japon, Corée du Sud, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Papouasie-Nouvelle-Guinée. , Pérou, Philippines, Russie, Singapour, Taiwan, Thaïlande, États-Unis et Vietnam.
Avec les informations de l’EFE
