Face à l’arrivée des entreprises en raison du nearshoring et de l’augmentation de la demande d’électricité, le secteur privé demande que la limite de la production distribuée (petite production installée à proximité du lieu de consommation) soit augmentée de 0,5 à 5 mégawatts (MW), en afin d’atteindre ses objectifs de durabilité pour une énergie plus propre.
Juan Acra, président du Conseil mexicain de l’énergie (Comener), a souligné que le Mexique se trouve à un moment de décision en matière énergétique concernant la délocalisation d’entreprises ou le nearshoring.
« Nous ne pouvons pas attendre qu’il y ait une pénurie d’électricité. Des tables de dialogue sont nécessaires pour trouver une solution, indépendamment des processus politiques qui transcendent chaque mandat de six ans », a-t-il déclaré après avoir participé à une réunion organisée par la Chambre de Commerce de Mexico.
Il a fait valoir que la production décentralisée est sans aucun doute l’alliée la plus viable pour réaliser la transition énergétique dans le secteur industriel.
Selon le dernier rapport sur les demandes d’interconnexion des centrales électriques d’une capacité inférieure à 0,5 MW émanant de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), au premier semestre 2023, des niveaux maximaux de 2.954,65 MW ont été enregistrés, dans 367.207 contrats. Ce chiffre implique un investissement de 3.952,22 millions de dollars.
Acra a souligné que l’énergie propre est nécessaire aux petites et moyennes entreprises, aux grands consommateurs, aux centres d’attraction d’investissements et aux grands parcs industriels impliqués dans le Nearshoring, des espaces où la demande d’énergie est de plus en plus croissante.
Les initiatives au Congrès n’ont pas prospéré
Actuellement, la limite de production distribuée est de 0,5 MW et bien qu’il existe des initiatives au Congrès pour l’étendre à 1 MW, elles n’ont pas prospéré. Et un méga est encore faible donc le seuil devrait atteindre 5 MW.
Le président de Comener a admis que le processus pour achever l’expansion n’est pas facile, mais il a affirmé qu’il y avait une volonté politique, car franchir cette étape implique de modifier l’article 17 de la Loi sur l’industrie électrique.
De même, il a déclaré que des accords devaient être conclus et convenus entre les législateurs, l’administration publique et le pouvoir judiciaire.
L’importance de ce changement, a-t-il expliqué, réside dans le fait que le plus grand bénéfice est d’être proche des points où il y a des besoins de consommation.
