Le tribunal a jugé que le nouveau projet de loi était trop large et portait atteinte au droit à la liberté d'expression.

La plus haute juridiction française, le Conseil constitutionnel, a bloqué un projet de loi interdisant les médias sociaux aux enfants de moins de 15 ans, déclarant qu'il est trop large et qu'il peut potentiellement porter atteinte au droit des jeunes à la liberté d'expression.

En juillet, les législateurs français ont voté en faveur du projet de loi, qui aurait empêché les moins de 15 ans de créer un compte sur les réseaux sociaux à partir de septembre et aurait fermé les comptes déjà actifs des jeunes dans un délai de quatre mois.

Les plateformes de médias sociaux devraient également mettre en œuvre des méthodes de vérification de l’âge qui ont été approuvées par le régulateur français de la vie privée.

Cependant, les projets de loi de la région sont soumis à l'examen du conseil, afin de garantir qu'ils sont conformes à leurs politiques.

Le conseil a expliqué sa décision en déclarant que le projet de loi ne précise pas les conditions et les limites associées à la vérification de l'âge et qu'il a un impact sur les libertés et la vie privée.

« Le Conseil estime que les dispositions contestées, d'une part, portent atteinte de manière disproportionnée à la liberté d'expression et de communication et, d'autre part, ne fournissent pas les garanties juridiques nécessaires pour garantir le droit au respect de la vie privée ».

Si le projet de loi avait été adopté comme prévu initialement, la France serait devenue le premier pays de l'UE à adopter une législation de ce type. Il aurait suivi les traces de ses homologues mondiaux tels que l’Australie, qui, en décembre 2026, a mis en vigueur le première interdiction des réseaux sociaux au monde pour les mineurs.

En juin, le Canada a proposé une interdiction similaire cela empêcherait les moins de 16 ans d’interagir avec les médias sociaux, comme cela a été le cas le Royaume-Uni et l'UEqui ont suggéré des mesures qui permettraient de mieux protéger les enfants en ligne.

Le président français Emmanuel Macron a demandé à son gouvernement et au Premier ministre Sébastien Lecornu de retravailler le projet de loi, en tenant compte des préoccupations du Conseil constitutionnel.

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