Six des dix principaux événements catastrophiques au Mexique sont hydrométéorologiques, liés aux tempêtes et aux pluies, a révélé ce mercredi l’Association mexicaine des institutions d’assurance (AMIS).
Ces données sont publiées au milieu du début de la saison des ouragans au Mexique, considéré par l’Organisation des Nations Unies (ONU) comme l’un des pays les plus à risque en raison de phénomènes naturels.
Selon les données de l’association, au cours des cinq dernières années, le montant payé en moyenne pour les sinistres liés aux ouragans et autres risques hydrométéorologiques s’est élevé à 3 600 millions de pesos par an (environ 211,5 millions de dollars).
Ce montant équivaut à une dépense quotidienne d’assureur de 10 millions de pesos (587 544 dollars).
Rien qu’en 2022, 50 % des sinistres couverts par les assureurs étaient des risques hydrométéorologiques.
Selon la Commission nationale de l’eau (Conagua), en charge du Service météorologique national (SMN), la saison des ouragans au Mexique augmentera de 30 % en 2023.
L’autorité a expliqué que cela est dû au phénomène El Niño, qui pourrait prolonger les pluies jusqu’en décembre.
La saison des pluies et des cyclones a commencé le 15 mai dans le Pacifique mexicain, tandis que dans l’Atlantique, c’était le 1er juin.
L’AMIS a également précisé que les événements avec les pertes les plus élevées sont menés par les cyclones tropicaux (41%), suivis des inondations (22%), des dégâts de pluie (19%, de la grêle (9%) et autres (9%).
Par région, on dénombre 17 États côtiers qui représentent 48 % des sinistres dus aux sinistres liés aux risques hydrométéorologiques.
Parmi eux, a-t-il déclaré, figurent la Basse-Californie, la Basse-Californie du Sud, Campeche, le Chiapas, Colima, Guerrero, Jalisco, Michoacán, Nayarit, Oaxaca, Quintana Roo, Sinaloa, Sonora, Tabasco, Tamaulipas, Veracruz et Yucatán.
Les biens immobiliers et les entreprises les plus touchés dans ces régions ont été les bureaux (24,3%), les usines (21%), les maisons (19,7%) ; hôtels (11,6%) et magasins (9,9%).
Pour cette raison, l’AMIS a également affirmé que « la préparation aux risques est une priorité mondiale » face à la crise climatique.
« Les risques de catastrophes naturelles, un produit du changement climatique, seront plus fréquents, comme la canicule que nous avons connue dans les dernières semaines de juin », a-t-il déclaré.
L’AMIS a cité des données de l’ONU qui estiment qu’une moyenne de 1,5 catastrophe par jour se produira dans le monde d’ici 2030, alors qu’actuellement les risques liés aux phénomènes naturels dans le pays rendent vulnérables près de 77 millions de Mexicains.
« Compte tenu de cette réalité, l’assurance devient un outil essentiel pour protéger les biens des familles, car elle couvre, entre autres, les pertes de profits, l’enlèvement des débris et les dépenses extraordinaires », a estimé l’AMIS.
