Alors que le soutien financier à Petróleos Mexicanos (Pemex) provoque une pression budgétaire, la Commission fédérale de l’électricité (CFE) est oubliée, puisque les ressources qui lui sont allouées ont stagné.
Selon la récente analyse des chiffres du Trésor réalisée par México Evalúa, Pemex représente une bombe à retardement pour les finances publiques, même si le soutien du gouvernement n’est pas surprenant, puisqu’il l’a déjà fait, ce qui ressort est le montant élevé de 171 milliards transférer des pesos d’ici 2024.
Carlos Velázquez, chercheur au groupe de réflexiona souligné que s’il était approuvé, il s’agirait du montant le plus important des transferts à l’entreprise productive de l’État et à cela s’ajoute la diminution du paiement du Droit d’utilité partagée (DUC), qui a été réduit à 35% et qui octroie en quelque sorte des ressources ou un répit fiscal pour Pemex.
« Si l’on considère ces soutiens fiscaux, le nombre de ressources qui seraient accordées à Pemex pour la soutenir financièrement s’élève à 1,8 billion de pesos, ce qui équivaut à 5,2% du PIB. »
« Avec ces ressources qui seraient accordées à Pemex, le Mexique pourrait allouer ce que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande pour avoir un système de santé de qualité, ce qui est pratiquement le coût d’opportunité que représente la réalisation de ces transferts financiers », a-t-il indiqué.
Il a souligné le fait que même si ces soutiens réduisent la pression de la dette de Pemex, ils ont « mangé » ses actifs, provoquant un déficit de sa valeur nette.
« Cette réduction des actifs est due au fait que les investissements physiques de l’entreprise sont en baisse et ne sont pas dépensés comme les années précédentes. Pour 2024, une forte réduction de 51% est proposée dans le montant des investissements pour les projets. … productif.
Il a ajouté qu’en comparant l’investissement physique réalisé par Pemex au cours de chacune des administrations, pendant celle d’AMLO, le montant des investissements accumulés serait inférieur à celui investi avec Peña et Calderón.
Avec AMLO, il atteindra 1,8 milliard de pesos, tandis qu’avec Peña il était de 2,6 milliards et avec Calderón 2,2 milliards.
POUR CFE IL Y A UN BUDGET TENDANCE
En revanche, pour la CFE en 2024, un budget d’orientation est attendu pour subventionner les tarifs de l’électricité. Cela s’élève à 81,6 milliards de pesos, ce qui représente une croissance réelle de 1,6% (1 300 millions de pesos).
Si cela est respecté, ce serait l’année sur une période de six ans au cours de laquelle moins de subventions sont allouées aux tarifs de l’électricité, étant donné que les années précédentes, il y a eu des dépenses excessives.
Velázquez souligne que l’évolution du budget des subventions se reflète également dans les projets d’investissement de l’entreprise, puisqu’elle connaît pratiquement la même augmentation.
Pour les dépenses d’investissement dans des projets productifs, l’augmentation est d’à peine 1,1 milliard de pesos par rapport à 2023.
« À la fin de l’administration actuelle, les investissements stagneront et seront inférieurs à ceux des années précédentes, principalement dans des domaines tels que la production d’électricité ou le transport d’énergie », explique le chercheur mexicain Evalúa.
Par ailleurs, depuis le début du sexennat, les fonds propres de la CFE ont été considérablement réduits, ce qui s’explique par une augmentation du passif non compensée par son actif : à fin 2022, les fonds propres ont diminué de 15 % (123 milliards pesos) réel par rapport à l’année précédente.
