L’alliance OPEP+, dirigée par Riyad et Moscou, a confirmé ce vendredi qu’elle continuerait à maintenir son approvisionnement en pétrole fortement réduit afin de soutenir les prix du pétrole brut.

La confirmation a été faite par le comité JMMC, un organe interne de l’OPEP+ présidé par le ministre saoudien de l’Énergie, Abdelaziz bin Salmán, et le vice-Premier ministre russe, Alexandr Novak, qui doit surveiller l’évolution du marché mondial et veiller au respect des réductions de production. accepté par l’alliance.

Ces réductions ont contribué à une augmentation marquée du prix du pétrole brut au cours des deux derniers mois.

Lors d’une téléconférence, la JMMC a « réaffirmé l’engagement des pays membres » aux accords en vigueur « jusqu’à fin 2024 », a indiqué l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans un communiqué.

Ces accords, adoptés en octobre et avril derniers, représentent une baisse totale de la production du groupe de 3,6 millions de barils par jour (mbj), soit 3,6% de l’offre mondiale de pétrole.

Ils allaient expirer à la fin de cette année, mais début juin, ils ont été prolongés d’un an, jusqu’au 31 décembre 2024.

Ainsi, le JMMC s’est limité aujourd’hui à confirmer ce qui avait été convenu lors de la dernière réunion de la plénière de l’OPEP+, composée des 13 partenaires de l’OPEP et de 10 autres producteurs indépendants, dont la Russie.

Il a également confirmé les prolongations jusqu’à fin septembre -pour le troisième mois consécutif- des coupes supplémentaires et « volontaires » appliquées par l’Arabie saoudite et la Russie, annoncées hier par Riyad et Moscou.

L’OPEP+ va de l’avant avec de fortes réductions de son approvisionnement en brut

Le comité a exprimé son « appréciation pour la réduction volontaire supplémentaire d’un million de barils par jour effectuée » par l’Arabie saoudite et « pour sa prolongation pour le mois de septembre », et à la Russie pour sa « réduction volontaire supplémentaire des exportations de 300 000 bj pour le mois de septembre ». mois de septembre », lit-on dans le communiqué.

En revanche, il a souligné, après avoir passé en revue « les données de production de pétrole brut correspondant aux mois de mai et juin 2023 », qu’il y a un respect « général » des quotas de pompage par les 20 pays qui se sont engagés à les réduire.

Les partenaires de l’OPEP, le Venezuela, l’Iran et la Libye sont exemptés de cet engagement en raison des limitations involontaires subies par leurs industries pétrolières à la suite de divers problèmes, tels que des sanctions ou des conflits internes.

Sans pompage depuis ces trois pays et sans réductions volontaires supplémentaires de la Russie et de l’Arabie saoudite, le quota total de production du groupe est fixé à 40,46 mbj, soit environ 40 % de l’offre mondiale.

Le prix du baril de Brent dépasse les 85 dollars, soit plus de 10 % au-dessus de la valeur qu’il avait début juin.

Le JMMC se réunira à nouveau le 4 octobre, même s’il continuera jusque-là à « évaluer de près les conditions du marché » afin de conseiller à l’OPEP+ d’adopter « à tout moment » les mesures supplémentaires qu’il juge nécessaires, conclut la note.

Avec les informations de l’EFE

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