L'alliance OPEP+, composée de 22 pays producteurs de pétrole, portera sa participation au marché pétrolier mondial à 52 % d'ici 2050, contre 49 % enregistrée en 2023, selon les prévisions internes du groupe.
Ces données sont incluses dans le rapport annuel de l'OPEP « World Oil Market Outlook 2024 », présenté mardi au Brésil, qui prévoit que la demande de pétrole brut d'ici 2050 sera de 120,2 millions de barils par jour, soit 18,2 mbj de plus qu'en 2023.
Dans le même temps, la production totale du groupe passera à 62,9 mbj à cette date et, avec une augmentation de 12,7 mbj par rapport à 2023, sera responsable de l'essentiel de l'augmentation de l'offre.
L'Arabie saoudite et la Russie, deux des principaux producteurs mondiaux de pétrole brut, dirigent conjointement l'alliance OPEP+ composée de 22 pays, qui appliquent une politique de baisse pour faire grimper le prix du pétrole brut.
La demande dans les économies développées de l’Organisation de coopération et de développement économiques diminuera de 10 mbj d’ici 2050, tandis que la consommation dans les économies en développement augmentera d’environ 28 mbj.
Concernant l’offre des pays non membres de l’OPEP+, les États-Unis, le Brésil et le Canada devraient tirer la croissance de la production pétrolière à moyen terme, c’est-à-dire jusqu’en 2029.
Les États-Unis, qui étaient en 2023 le premier producteur mondial de pétrole brut avec 13,7 mbj, augmenteront leur extraction jusqu'à un pic de 16,7 mbj en 2030 et réduiront leur pompage par la suite.
Cette baisse sera compensée par une augmentation de la production dans d'autres pays et le rapport met en avant l'Argentine, qui augmentera ses extractions tirées par le bassin de Vaca Muerta, de 0,3 mbj en 2023 à 1,2 mbj en 2050, conclut l'OPEP.
Avec les informations de l'EFE
