L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a détaillé jeudi les directives finales pour que les gouvernements intègrent le nouvel impôt minimum mondial sur les sociétés dans leur législation, rapprochant ainsi la mise en œuvre de la réforme l’année prochaine.

Dans le cadre de la refonte la plus profonde des règles fiscales transfrontalières depuis une génération, près de 140 pays se sont mis d’accord en 2021 pour appliquer un taux d’imposition minimum de 15 % aux multinationales, s’engageant à un impôt supplémentaire sur les bénéfices comptabilisés dans les pays à taux inférieurs.

La réforme, qui, selon l’OCDE, devrait générer 220 milliards de dollars supplémentaires de recettes fiscales dans le monde, vise à mettre à jour les anciennes règles de fiscalité transfrontalière pour l’ère numérique, dans laquelle des géants de la technologie comme Apple et Google peuvent enregistrer des bénéfices dans des pays à faible fiscalité comme Irlande.

Les orientations finales de l’OCDE visent à clarifier les détails restants afin que les gouvernements adoptent des codes fiscaux de manière cohérente et coordonnée afin de limiter les coûts de mise en conformité pour les entreprises et la possibilité de conflits.

L’OCDE a déclaré qu’elle offrait des détails en particulier sur la manière dont les autres gouvernements devraient reconnaître un impôt minimum américain existant sur les bénéfices incorporels mondiaux à faible imposition (GILTI), qui couvre les brevets, les marques ou les droits d’auteur.

Très attendu par les entreprises et les conseillers fiscaux, ainsi que par les administrations fiscales, le guide détaille également le périmètre des entreprises couvertes, ainsi que les étapes opérationnelles et de transition.

Le département du Trésor américain a déclaré que les orientations apporteraient de la clarté tout en protégeant les incitations fiscales telles que les crédits d’impôt verts contenus dans la loi sur la réduction de l’inflation.

L’examen prend de l’ampleur avant sa mise en œuvre au début de l’année prochaine, après que les pays de l’UE ont convenu en décembre de déployer l’impôt minimum dans le bloc des 27 nations.

Le Japon prépare sa législation nationale et la Suisse organisera un référendum en juin.

En revanche, les perspectives sont moins reluisantes pour les plans de réforme visant à réaffecter 25 % des bénéfices des plus grandes multinationales mondiales afin qu’elles paient des impôts dans les pays où se trouvent leurs clients, quelle que soit leur localisation physique.

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