La Commission européenne a regretté ce jeudi que Twitter soit à la traîne lorsqu’il s’agit de rendre compte de ses efforts en matière de lutte contre la désinformation, un engagement pris conjointement avec d’autres plateformes en ligne telles que Google, Meta, Microsoft ou TikTok qui ont signé le code. pratiques contre la désinformation.

Ces plateformes ont publié ce jeudi les premiers rapports sur la manière dont elles respectent les engagements en la matière et ont lancé aujourd’hui un nouveau Centre de transparence pour garantir la visibilité et la responsabilité des efforts menés dans la lutte contre la désinformation, rapporte la Commission dans un communiqué.

« Je suis déçue de voir que le rapport de Twitter est en retard sur les autres et j’attends avec impatience un engagement plus sérieux envers ses obligations en vertu du Code », a déclaré la vice-présidente des valeurs et de la transparence Vera Jourová.

De son côté, le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton, a regretté que le réseau social d’Elon Musk n’ait pas fourni les données que d’autres entreprises ont diffusées et a indiqué que son rapport « manque de données, sans informations sur les engagements visant à responsabiliser la communauté des fact-checking ». ”

Entre autres détails, les plateformes ont rapporté le nombre ou la valeur des publicités politiques acceptées et taguées ou rejetées, les faux comptes créés et utilisés, l’impact de la vérification des faits et le niveau des États membres.

Ils ont également révélé des revenus publicitaires évités.

Jourová a estimé que la publication de ces premiers rapports « est une étape importante dans la lutte contre la désinformation ».

« Je suis heureux de voir pour la première fois des rapports au niveau des pays, mais il reste encore du travail à faire pour permettre aux chercheurs d’accéder aux données », a-t-il déclaré.

Le commissaire a souligné, en revanche, que « nous ne pouvons pas compter uniquement sur les plateformes en ligne pour la qualité de l’information », mais que celle-ci « doit être vérifiable de manière indépendante ».

En outre, il a ciblé la Russie pour être « engagée dans une guerre de désinformation à grande échelle ».

Pour sa part, le commissaire au marché intérieur, Thierry Breton, a souligné le fait que « tous les signataires tiennent leur engagement à mettre pleinement en œuvre le code de bonnes pratiques contre la désinformation, anticipant les obligations découlant de la loi sur les services numériques ».

Selon la Commission, tous les signataires du code ont soumis leurs rapports dans les délais, en utilisant un modèle de rapport harmonisé.

La prochaine série de rapports des signataires des principales plateformes en ligne devrait être publiée en juillet prochain.

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