En matière environnementale, la liste comporte les cinq normes suivantes sur lesquelles les entreprises doivent divulguer leurs informations : climat ; pollution; ressources hydriques et marines; biodiversité et écosystèmes; et l’utilisation des ressources et l’économie circulaire.

En ce qui concerne le domaine social, la liste envisage ces quatre normes devant lesquelles les entreprises doivent être tenues responsables : travail propre ; les travailleurs de la chaîne de valeur; les communautés affectées ; et les consommateurs et les utilisateurs finaux.

Tout cela est complété par une norme de gouvernance qui interroge les entreprises sur leur conduite commerciale, et deux autres normes transversales qui interrogent les entreprises sur les exigences générales et les informations à fournir.

Les informations relatives à tous ces éléments mentionnés doivent faire partie des nouveaux rapports de développement durable, le document annuel dans lequel chaque entreprise de l’Union européenne (UE) rend compte des questions liées à l’environnement, au traitement de ses employés, au respect des droits de l’homme ou à la lutte contre la corruption.

A l’heure actuelle, toutes les entreprises de l’Union européenne (UE) considérées comme d’intérêt public et comptant plus de 500 salariés -qu’il s’agisse d’entreprises cotées, de banques ou d’assureurs- sont déjà tenues de faire ce type de déclaration.

L’Europe approuve les normes environnementales pour les entreprises

Désormais, avec l’entrée en vigueur de la nouvelle directive Corporate Sustainability Reporting, Bruxelles étendra cette obligation à toutes les grandes entreprises et à toutes les sociétés cotées, y compris les PME.

Toutefois, les PME sont dispensées de faire ces déclarations pendant une période transitoire qui durera jusqu’en 2028.

D’autre part, les grandes entreprises de plus de 500 travailleurs qui sont déjà tenues de préparer des rapports de développement durable maintenant devront s’adapter rapidement et inclure les 12 nouvelles normes présentées aujourd’hui par Bruxelles dans leurs futurs rapports de développement durable d’ici 2024.

La commissaire européenne aux services financiers, Mairead McGuinness, a déclaré dans un communiqué que ces nouvelles normes approuvées par l’exécutif communautaire constituent une liste « ambitieuse ».

« (Les nouvelles normes) trouvent le juste équilibre entre la limitation de la charge pour les entreprises déclarantes et, en même temps, permettent aux entreprises de montrer les efforts qu’elles font pour se conformer à l’agenda vert et, par conséquent, d’avoir accès à un financement durable, », a déclaré McGuinness.

Au lieu de cela, l’ONG environnementale WWF a exprimé sa déception face à la liste finale des normes approuvées, accusant la Commission européenne de succomber à la « pression de l’industrie » pour finir par « saper les normes de reporting sur la durabilité ».

Dans un communiqué publié ce lundi, l’organisation a regretté que l’exécutif communautaire ait supprimé, selon ses dires, l’obligation pour les entreprises de rendre compte si elles ont ou non un plan de transition en matière de biodiversité.

Avec les informations de l’EFE

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