Les plateformes numériques comme Wallapop ou Ebay doivent se conformer à partir de ce samedi à la loi sur les services numériques, le règlement de l’Union européenne qui oblige les entreprises à être plus transparentes dans les informations qu’elles montrent aux utilisateurs et à éliminer rapidement les contenus illégaux.
La règle est appliquée depuis août dernier aux grandes plateformes, comme Apple, Google, Microsoft, Amazon, le réseau social.
La seule exception concerne celles qui emploient moins de 50 salariés ou dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 millions d’euros.
Concrètement, ils devront éliminer rapidement les informations illégales, à condition qu’ils soient conscients de leur existence, et pour ce faire, ils devront collaborer avec des personnes spécialisées dans la détection de ce type de contenu.
En ce sens, ils devront donner aux utilisateurs la possibilité de se plaindre lorsque les plateformes suppriment l’un de leurs messages.
En outre, ils devront particulièrement protéger les mineurs, non seulement contre les contenus illégaux, mais également en adoptant des mesures afin qu’ils ne puissent pas voir de publicités basées sur leur profil ou leurs données personnelles.
Et, d’une manière générale, aucun utilisateur ne peut voir de publicité basée sur ses convictions.
La loi sur les services numériques exige également que les marchés en ligne connaissent leurs clients afin de garantir qu’aucune entreprise ne vende de produits illégaux via leurs portails.
Les plateformes devront également préparer un rapport annuel sur les mesures qu’elles mettent en œuvre pour éliminer les contenus illégaux et permettre aux autorités nationales et au personnel académique d’avoir accès au fonctionnement des algorithmes qui déterminent ce que les utilisateurs voient sur Internet.
Le règlement oblige les pays de l’Union européenne à désigner une autorité nationale chargée de vérifier que les petites plateformes implantées sur leur territoire – toutes celles qui comptent moins de 45 millions d’utilisateurs par mois – respectent la réglementation.
La loi sur les services numériques a également créé le Comité européen des services numériques, l’organisme au sein duquel la Commission européenne et les autorités nationales se coordonneront pour coordonner le respect de la réglementation dans l’Union européenne, dont la première réunion se tiendra lundi prochain.
Il appartient cependant à Bruxelles de garantir que les grandes plateformes respectent la réglementation et, en effet, elle a déjà ouvert une enquête sur le réseau social X pour sa politique de modération des contenus, la transparence de sa publicité et l’accès qu’il donne aux chercheurs externes. analyser le fonctionnement des algorithmes.
Dans le même temps, la Commission prépare des lignes directrices pour les plateformes visant à lutter contre la désinformation à l’approche des élections européennes.
Avec les informations de l’EFE.
