Le Ministère de l'Économie a indiqué qu'il s'efforce de démontrer que la controverse qui existe entre TV Azteca et ses créanciers n'est pas imputable à l'État mexicain, malgré le fait que ce dernier a initié un arbitrage dans le cadre du Traité entre le Mexique, les États-Unis et le Canada ( TMEC).

Dans une fiche d'information, l'agence dirigée par Marcelo Ebrard a indiqué que le 28 juin 2023, Cyrus Capital Partners et Contrarian Capital Management ont initié un arbitrage contre le Mexique sous l'argument d'être des investisseurs américains qui, à travers des filiales établies aux îles Caïmans, ont acquis des obligations de dette émises. par TV Azteca, d'une valeur de plus de 400 millions de dollars.

Il a expliqué qu'en raison du non-paiement de la dette née des obligations émises par TV Azteca, plusieurs créanciers ont intenté une série de poursuites contre l'entreprise en 2022 devant les tribunaux américains.

Parallèlement, en septembre 2022, TV Azteca a engagé une action commerciale contre la Bank of New York, représentante des créanciers ayant acquis les obligations.

Le procès commercial initié par l'entreprise est toujours en cours devant le 63e Tribunal civil du Tribunal supérieur de justice de Mexico, présidé par le juge Miguel Ángel Robles Villegas.

Dans le cadre du procès, en septembre 2022, une mesure conservatoire a été prononcée en faveur de TV Azteca, en vertu de laquelle elle a été condamnée à suspendre temporairement le recouvrement des sommes dues par l'entreprise à ses créanciers.

La mesure conservatoire a fait l'objet d'appels et de procès en amparo. Malgré cela, on sait que la mesure de précaution reste en vigueur.

Cyrus et Contrarian soutiennent dans l'arbitrage que la mesure de précaution émise par le tribunal viole l'AEUMC et a affecté leurs investissements, car elle équivaut à un déni de justice. Sur cette base, ils réclament 220 millions de dollars au Mexique à titre de compensation.

Le 4 juin 2024, le ministère de l'Économie a présenté son mémoire d'objection de compétence dans lequel il a soutenu que Cyrus et Contrarian n'étaient pas en droit de poursuivre l'État dans le cadre d'un arbitrage international pour non-respect des exigences énoncées à l'annexe 14. C du ACEUM et ALENA.

Ces moyens de défense visent à démontrer que le tribunal n’est pas compétent pour entendre l’affaire et que l’affaire doit donc être rejetée.

L'affaire est administrée par le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), appartenant à la Banque mondiale.

Le CIRDI est l'institution chargée de mener à bien les procédures administratives de l'arbitrage, telles que la fourniture de services d'interprétation, servant de canal de communication entre le tribunal qui connaît du litige et les parties à l'arbitrage.

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