La Confédération des employeurs de la République mexicaine (Coparmex) a soutenu l'accord tripartite conclu au sein de la Commission nationale du salaire minimum (Conasam) pour augmenter le salaire minimum général de 278,80 pesos à 315,04 à partir de janvier 2026, a rapporté l'organisation dans un communiqué ce mercredi.
Le président national de Coparmex a assisté à la conférence matinale de Claudia Sheinbaum pour accompagner l'annonce et souligner l'importance du dialogue entre le gouvernement, les travailleurs et les entreprises.
L'organisation a précisé que l'augmentation du salaire minimum comprend un montant de récupération indépendante (MIR) de 17,01 pesos et une composante financière de 6,5%. Pour la Zone Frontalière Nord, le minimum passera de 419,88 pesos à 440,87, avec un ajustement inflationniste de 5%, une mesure qui, a-t-il souligné, évite les distorsions sur le marché du travail et maintient les revenus au-dessus de l'objectif de 2,5 paniers de base fixé par la présidente Claudia Sheinbaum.
Coparmex a souligné que ces accords confirment qu'il est possible de renforcer le pouvoir d'achat sans affecter la stabilité de l'emploi formel, rappelant que, depuis la mise en œuvre de la Nouvelle Culture Salaire, le salaire minimum a récupéré 148% de son pouvoir d'achat et que cette avancée impacte directement la qualité de vie de millions de travailleurs.
Coparmex approuve un plan de réduction des heures de travail
Le syndicat patronal a également soutenu le consensus visant à établir une journée de travail de 40 heures par semaine, dont la mise en œuvre sera progressive à partir de 2027 à travers des réductions de deux heures par an jusqu'à atteindre l'objectif en 2030.
Coparmex a souligné que ce dispositif progressif permettra aux entreprises d'ajuster leur fonctionnement sans perdre en compétitivité et améliorera l'équilibre entre vie personnelle et travail.
Cet accord envisage également un régime d'heures supplémentaires pouvant aller jusqu'à 12 par semaine, dépassant quatre par jour, avec des détails en attente dans la réforme de la loi fédérale du travail.
Enfin, l'organisation a célébré que les accords ont été construits grâce à un dialogue « sérieux, ouvert et coresponsable », et a réitéré son engagement à promouvoir des conditions qui favorisent l'investissement, consolident l'emploi formel et augmentent le bien-être des familles mexicaines.
