Chevron Corp. a annoncé vendredi un bénéfice record de 36,5 milliards de dollars pour 2022, soit plus du double de l’année précédente mais inférieur aux estimations de Wall Street, en raison de la dépréciation des actifs et de la chute des prix du pétrole et du gaz.
Le bénéfice net ajusté du deuxième plus grand producteur de pétrole américain pour 2022 a dépassé d’environ 10 milliards de dollars son précédent record, établi en 2011. Mais 1,1 milliard de dollars de dépréciations sur ses opérations pétrolières et gazières internationales au quatrième trimestre ont laissé un bénéfice inférieur aux prévisions de bénéfice net ajusté de 37,2 milliards de dollars.
Les chiffres de Chevron donnent le coup d’envoi à ce qui promet d’être une période de rapports de bénéfices élevés de la part des fournisseurs d’énergie du monde. Les prix élevés résultant de la forte demande et des pénuries depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont placé les sociétés énergétiques occidentales dans une position qui, selon les analystes, leur rapportera un bénéfice combiné de 200 milliards de dollars cette année.
Les bénéfices du secteur ont déjà propulsé les actions énergétiques au sommet des rendements du marché, alors que les entreprises augmentent leurs dividendes aux actionnaires. Les derniers chiffres pourraient susciter de nouvelles demandes d’impôt exceptionnel.
Mercredi, la Maison Blanche a protesté contre la décision de Chevron de tripler le budget pour racheter ses propres actions avec des bénéfices futurs, qui s’élèvent désormais à 75 milliards de dollars sur une période non divulguée. Selon le gouvernement Joe Biden, les entreprises devraient investir davantage dans des moyens de réduire les prix pour les consommateurs.
Les investisseurs ont réagi en faisant grimper les actions de Chevron de près de 5 % jeudi à 187,79 $, en hausse de 44 % au cours des 52 dernières semaines.
