L’annonce selon laquelle le président de la société immobilière chinoise Evergrande, Hui Ka-yan, serait assigné à résidence par la police, ajoute un nouvel épisode aux problèmes persistants de l’ancien géant de l’immobilier, une crise qui s’est prolongée au cours des deux dernières années.

Voici la chronologie de la crise de la foncière la plus endettée au monde :

De nombreux projets d’Evergrande en Chine sont paralysés en raison de l’échéance des dettes, ce qui a conduit la Banque centrale et les autorités financières à avertir l’entreprise qu’elle doit réduire les risques et donner la priorité à la stabilité.

La sonnette d’alarme commence à sonner lorsqu’Evergrande, avec une dette de 305 milliards de dollars, fait défaut sur les intérêts de sa dette internationale. La société commence à subir de fortes fluctuations à la bourse de Hong Kong, où elle est cotée, et suspend même la cotation de ses titres pendant deux semaines.

El presidente de la firma, Hui Ka-yan, vende 1,200 millones de sus acciones por un valor de 342.7 millones de dólares (304 millones de euros), reduciendo su participación del 77 al 67.9% en busca de liquidez para enfrentar las deudas de la compagnie.

Les actions d’Evergrande chutent à leur plus bas historique après que la société a annoncé la possibilité de ne pas être en mesure de faire face à la totalité de sa dette et qu’elle négocierait un plan de restructuration avec ses créanciers offshore.

Evergrande suspend à nouveau sa cotation en bourse et justifie cette décision par son incapacité à présenter des résultats audités avant le 31 mars de la même année.

China Construction Bank, l’un des créanciers d’Evergrande, réquisitionne un manoir Hui dans un quartier prestigieux de Hong Kong.

C’est la chronologie de la crise terminale du géant chinois Evergrande

Le cabinet de conseil PriceWaterhouseCoopers (PwC) refuse de poursuivre l’audit du géant immobilier endetté, estimant qu’il n’avait pas reçu suffisamment d’informations sur certains points clés pour évaluer les comptes de l’entreprise pour l’exercice 2021.

Evergrande présente un plan de restructuration d’une partie de sa dette extraterritoriale (« offshore »), proposant aux détenteurs de ce type d’obligations plusieurs options, depuis de nouveaux titres de créance de même valeur jusqu’aux « instruments liés à des actions » convertibles en actions de ses filiales de gestion immobilière ou de véhicules électriques.

Le géant de l’immobilier endetté annonce des accords avec des détenteurs d’obligations offshore et assure que 77 % des détenteurs de dettes de classe A et 30 % des détenteurs de dettes de classe C ont présenté leur soutien à la proposition de restructuration.

L’entreprise annonce des pertes nettes imputables de 476,035 millions de yuans (65,109 millions de dollars, 61,782 millions d’euros) en 2021 et de 105,914 millions de yuans (14,486 millions de dollars, 13,746 millions d’euros) en 2022. En 2020, Evergrande avait gagné 8,076 milliards de yuans.

Evergrande demande la protection de la loi américaine sur les faillites pour faire face à sa grave situation financière et éviter la saisie de ses actifs. L’entreprise dépose une demande de chapitre 15 du code américain des faillites, qui permet aux entreprises étrangères en cours de restructuration de suspendre le paiement de leurs dettes internationales aux États-Unis.

Le conglomérat annonce des pertes de 33,012 millions de yuans (4,515 millions de dollars, 4,283 millions d’euros) au premier semestre, soit 50,4% de moins que sur la même période de 2022.

Les actions du groupe chinois perdent 79% après la réactivation de leur cotation à la Bourse de Hong Kong, suspendue depuis mars 2022. Evergrande avait déjà perdu plus de 90% de sa valeur boursière lorsqu’elle a suspendu la cotation de ses actions.

La police de la ville de Shenzhen (sud-est) rapporte l’arrestation d’un nombre indéterminé d’employés d’une filiale financière d’Evergrande. Peu de temps après, l’entreprise reporte pour la troisième fois ses réunions de restructuration de dettes.

Evergrande annonce qu’elle ne peut pas répondre aux exigences d’émission de nouveaux titres de créance, car sa filiale Hengda Real Estate Group fait l’objet d’une enquête de la Commission chinoise de réglementation du marché des valeurs mobilières. Ses actions chutent à nouveau en bourse.

Bloomberg rapporte que Hui est assigné à résidence par la police, ce qui a entraîné la fermeture de l’entreprise avec de lourdes pertes à la Bourse de Hong Kong.

Avec les informations de l’EFE.

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