Le groupe chimique allemand BASF va vendre sa participation dans deux coentreprises qu’il détient dans la région chinoise du Xinjiang après qu’il a été révélé que son partenaire était lié à des actions répressives contre la minorité musulmane ouïghoure.
La société a annoncé ce vendredi dans un communiqué qu’elle accélérerait la vente de ses actions dans BASF Markor Chemical Manufacturing et Markor Meiou Chemical, toutes deux situées dans la ville chinoise de Korla, un processus qui a débuté en décembre 2023 et est soumis aux négociations et aux approbations pertinentes. .
BASF a fait cette annonce après que les médias allemands Spiegel et ZDF ont publié la semaine dernière une enquête conjointe qui indiquait que des employés de son partenaire Xinjiang Markor Chemical Industry avaient participé à des actions d’oppression contre les Ouïghours entre 2018 et 2019.
BASF retire ses investissements de Chine après des accusations d’oppression contre les Ouïghours
Concrètement, les travailleurs se seraient rendus chez les Ouïghours avec des responsables chinois pour les espionner, dans le cadre de la répression que le pays exerce contre cette minorité, qui se trouve actuellement dans « une situation des droits de l’homme très grave », selon l’Union européenne. Union (UE).
En ce sens, l’entreprise a indiqué qu’elle n’avait aucune indication que des employés des coentreprises de Korla étaient impliqués et que les enquêtes périodiques qu’elle mène dans les deux entreprises n’ont révélé « aucune preuve de violations des droits de l’homme ».
Il considère cependant que les accusations portées contre sa compagne sont graves et incompatibles avec ses valeurs.
BASF exploite depuis 2016 ces deux coentreprises pour la production de produits chimiques dans la région du Xinjiang, dans lesquelles travaillent environ 120 personnes.
Avec des informations de l’EFE.
