.- L’Association mexicaine de l’industrie automobile (AMIA) a estimé ce lundi que la production du secteur augmentera de 6,6% en 2023 par rapport à l’année dernière, ce qui enchaînerait une deuxième année de hausse, après avoir enregistré une hausse de 9,2% en 2022 .

L’augmentation se produit « malgré la guerre entre la Russie et l’Ukraine, la pénurie (pénurie) de semi-conducteurs, les panneaux de résolution des conflits avec le T-MEC (Traité entre le Mexique, les États-Unis et le Canada) concernant les règles d’origine et la politique énergétique, ou l’inflation « , a déclaré AMIA dans un communiqué.

« L’industrie automobile a progressé dans sa reprise, mais sans dépasser les niveaux d’avant la pandémie », a-t-il ajouté.

En plus de ce qui est prévu pour la production, l’AMIA s’attend également à ce que les exportations augmentent de 7,2 % et les ventes intérieures de 5,4 %. Les deux variables ont également enregistré un rebond en 2022, de 5,9 % et 7 % respectivement.

Malgré les bonnes attentes, l’association a averti que la pénurie de semi-conducteurs « continuera de représenter un risque important », ainsi que la possible récession de l’économie américaine et la réglementation de l’environnement financier.

« Cependant, (concernant) la possible récession aux États-Unis, on s’attend à ce qu’en maintenant la participation des véhicules fabriqués au Mexique sur ledit marché, les effets négatifs de cette éventuelle éventualité puissent être compensés », indique le document.

Il a également souligné les « grandes opportunités » que le T-MEC ouvre pour l’industrie automobile.

Concernant le panel ouvert au sein du T-MEC sur les règles d’origine dans le secteur, dont le résultat final ne sera annoncé qu’à la mi-janvier, il a estimé qu’il est « très probable » que la décision soit en faveur du Mexique et Canada, ce qui permettrait de maintenir la « compétitivité » de l’industrie automobile mexicaine.

L’importance de l’industrie automobile au Mexique réside dans le fait qu’elle représente près de 4 % du PIB national et 20,5 % du PIB manufacturier, plus que tout autre secteur, selon l’AMIA.

LES PIÈCES AUTO AUGMENTENT ÉGALEMENT

Dans le même ordre d’idées, l’industrie nationale des pièces automobiles (INA) a prévu ce lundi une augmentation de la production et de l’exportation de pièces automobiles du Mexique vers les États-Unis et le Canada, à la suite des accords préliminaires sur les règles d’origine établis dans le T-MEC.

L’association a indiqué que les prévisions d’exportations de pièces automobiles du Mexique vers les États-Unis et le Canada ont atteint 79,5 milliards de dollars fin 2022, tandis que les importations ont enregistré 34,8 milliards de dollars, soit un excédent commercial de ces composantes de 44,7 milliards de dollars.

De cette manière, a-t-il ajouté, le Mexique s’est consolidé comme le principal fournisseur du secteur aux États-Unis, couvrant près de 40% du marché, une part quatre fois supérieure à celle du deuxième exportateur, la Chine, avec 9,2%.

A lire également