Les investissements français au Mexique vont se poursuivre avec des délocalisations d’entreprises ou des nearshoring, avec des extensions et de nouvelles lignes de production au premier semestre 2024, a indiqué ce jeudi Claire Barnouin, directrice régionale de la Chambre de commerce et d’industrie franco-mexicaine (CCI France México). . ).
Barnoiun a détaillé lors d’une conférence virtuelle que l’intérêt des entreprises françaises pour le Mexique s’inscrit dans une « vague d’investissements qui ne fait que commencer », produit du nearshoring.
En ce sens, il a indiqué que le pays continuera à bénéficier des investissements français de deux manières : par l’expansion des lignes de production déjà présentes sur le territoire mexicain, ainsi que par de nouveaux capitaux.
« En cette année 2024, nous allons voir deux types d’investissements (…) plusieurs entreprises françaises déjà présentes au Mexique élargissent leur présence, mais nous allons aussi voir de nouveaux investissements », a-t-il déclaré.
Le directeur de la région nord-est de la CCI France Mexique a expliqué que, dans le seul premier semestre de l’année, ils annonceraient deux nouveaux projets d’entreprises françaises qui délocaliseront leurs opérations dans le pays.
Il a expliqué qu’il s’agit d’entreprises des catégories Tier 2 et 3, c’est-à-dire des fournisseurs d’équipements d’origine, et qu’elles se concentrent sur la fabrication, en particulier l’automobile et les machines.
« Au cours de ce premier semestre, en effet, quelques projets seront annoncés à Nuevo León », a-t-il ajouté.
Néanmoins, Zelina Fernández, directrice générale du Nuevo León du Conseil national des maquiladoras et de l’industrie manufacturière d’exportation (Index), a contrasté que, même si les investissements directs étrangers (IDE) continueront d’arriver au Mexique au cours de l’année 2024, ils seront inférieurs à au cours des deux années précédentes.
« En tant qu’Index, nous constatons que cette année (les IDE) continuent de croître et que davantage d’investissements continuent d’arriver. Peut-être pas aux niveaux observés en 2022 ou 2023 », a-t-il déclaré.
Cependant, il a souligné qu’au sein de l’industrie des maquiladoras « il y a une grande croissance en termes d’expansion » et d’intérêt pour la poursuite de ses opérations dans le pays.
En outre, il a estimé qu’il y a des défis à relever ensemble entre l’initiative privée et le secteur public pour promouvoir le «nearshore», comme ceux des infrastructures et de la mobilité.
En ce sens, il a souligné que l’industrie doit accélérer l’électromobilité, la numérisation, la robotisation, la capacité électrique et la production d’énergie renouvelable, ainsi que la promotion de politiques environnementales, entre autres.
Le ministère de l’Économie a rapporté mercredi que les IDE ont atteint un nouveau maximum historique au cours de l’année 2023, avec 36,058 millions de dollars, selon les chiffres préliminaires, alors qu’il a enregistré 378 annonces d’investissements pouvant atteindre 110,744 millions de dollars qui pourraient se concrétiser dans un délai de trois ans.
Avec les informations de l’EFE
