Le programme sera développé en Espagne en collaboration avec l’école de commerce Esade, et comprend également des institutions académiques et des organisations du secteur au Royaume-Uni, en Italie, en France et en Allemagne, selon un communiqué conjoint des promoteurs.
L’objectif de l’initiative, d’une part, est d’approfondir le potentiel d’apprentissage des technologies immersives -réalité augmentée, réalité virtuelle et réalité mixte- et de l’intelligence artificielle, et d’autre part d’analyser les transformations nécessaires de l’environnement éducatif pour intégrer ce nouveau technologie.
Dans le cas spécifique du projet espagnol, intitulé « L’éducation commerciale à l’ère du métaverse », Esade concentrera ses recherches sur la promotion d’un système éducatif « plus inclusif », l’amélioration de l’employabilité des jeunes et la réduction de l’écart entre les compétences que les entreprises et demande des organisations et les compétences disponibles sur le marché du travail actuel.
Le conglomérat fondé par Mark Zuckerberg financera des initiatives de recherche indépendantes dans toute l’Europe qui s’inscrivent dans ce programme, dont les conclusions seront publiées, selon les promoteurs, en fin d’année.
Plus précisément, Meta travaillera avec l’Université de Glasgow (Royaume-Uni), Straightlabs et Bertrand AG (Allemagne), Immersive Learnig Labs (France) et l’Université Luiss Guido Carli (Italie).
Le président des affaires mondiales de Meta et ancien vice-premier ministre britannique, Nick Clegg, préconise d’impliquer les systèmes d’éducation publique dans cet effort coordonné, tout en appelant les gouvernements à s’impliquer.
Il le fait dans un article publié aujourd’hui sous le titre « Comment le métaverse transforme l’éducation », dans lequel il défend le potentiel des technologies pour lutter contre les disparités géographiques et les inégalités sociales, et aussi « se libérer des contraintes de temps et de géographie ».
« Puisque les technologies existent, ce sont en fin de compte les gouvernements qui devront s’assurer qu’elles sont utilisées de manière appropriée dans les systèmes d’éducation publique », souligne Clegg.
Le président des affaires mondiales de Meta expose que l’utilisation du métaverse dans l’éducation est une réalité – « Ce n’est pas de la science-fiction ou un souhait, ça arrive en ce moment » – et permet de faire face à un problème non résolu qu’il a déjà pu connaître pendant son mandat de politicien en chef au Royaume-Uni.
« Les enfants issus de milieux plus pauvres qui prennent du retard et restent derrière leurs pairs plus riches est un problème complexe que j’ai rencontré à plusieurs reprises lorsque j’étais vice-Premier ministre au Royaume-Uni. Et cet écart éducatif est mondial, comme le montre le Programme international pour le suivi des acquis des élèves de l’OCDE, qui fait état de modèles d’étudiants les plus pauvres derrière les plus riches dans le monde », explique Clegg.
Avec des informations de l’EFE.
