L'Association des constructeurs automobiles chinois a qualifié jeudi d' »inacceptables » les tarifs annoncés par la Commission européenne (CE) allant jusqu'à 38,1% sur l'importation de véhicules électriques chinois, tout en critiquant l'enquête menée par les autorités européennes.

L'Association a exprimé dans un communiqué publié sur son compte officiel du réseau social Wechat sa « déception » face à ce qu'elle considère comme une « distorsion des résultats de l'enquête » du bloc communautaire, tout en assurant que « l'industrie automobile de Chine a a collaboré activement, en fournissant toute la documentation requise par les autorités chargées de l’enquête.

Les fabricants chinois ont accusé la Commission de « sélectionner de manière biaisée les entreprises à échantillonner » et d’avoir « abusé de son pouvoir d’enquête ».

« Les exportations chinoises de véhicules électriques ont non seulement fourni une excellente expérience au consommateur local, mais ont également contribué positivement à la croissance du marché et au développement industriel dans les régions importatrices », a déclaré l'institution.

L’Association a exhorté la Commission « à ne pas politiser les questions commerciales ni à abuser des mesures de sauvetage commercial », afin « d’éviter de nuire à la chaîne d’approvisionnement mondiale de l’industrie automobile ».

L’organisation a assuré que les grands constructeurs automobiles en Chine et en Europe « collaborent plus profondément dans des domaines tels que l’électrification et la connectivité, contribuant ainsi au progrès technologique mondial de l’automobile et à la transformation écologique ».

La Chine cherche à exercer des représailles contre les droits de douane européens

Enfin, l'association des constructeurs a exprimé l'espoir que l'industrie automobile européenne « pensera de manière rationnelle, agira positivement et collaborera pour maintenir la situation actuelle de concurrence raisonnable et d'avantages mutuels ».

L'exécutif communautaire a fondé sa décision sur les résultats préliminaires de l'enquête débutée en octobre dernier pour déterminer dans quelle mesure la pénétration des véhicules électriques du géant asiatique sur le marché communautaire a affecté les constructeurs européens.

À la suite des enquêtes, il a été conclu que la chaîne d’approvisionnement des véhicules électriques « bénéficie, dans une large mesure, de subventions injustes en Chine » qui « représentent une menace clairement prévisible et imminente pour l’industrie européenne ».

Le ministère chinois du Commerce a exhorté mercredi l'exécutif communautaire à corriger immédiatement ses « pratiques erronées », critiquant la décision de Bruxelles pour son « manque de base factuelle et juridique ».

Ces dernières semaines, la presse d'État chinoise a avancé d'éventuelles représailles de la part de la Chine, comme une augmentation des tarifs sur l'importation de véhicules de grosse cylindrée ou des enquêtes « antidumping » contre les produits laitiers ou porcins en provenance d'Europe. Cette dernière affecterait particulièrement l’Espagne, puisqu’elle est le principal exportateur de porc vers ce pays asiatique.

Avec les informations de l'EFE.

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