Les États-Unis et le Mexique ont convenu mercredi de prendre une série de mesures pour remédier à plusieurs violations des droits du travail qu’ils ont constatées dans une usine de la multinationale Goodyear à San Luis Potosí.
Parmi les mesures annoncées par le bureau de la représentante au commerce des États-Unis, Katherine Tai, figure de s’assurer que Goodyear respecte le droit des contrats de l’industrie du caoutchouc, notamment sur les questions de salaires et d’avantages sociaux, et d’en distribuer des copies au personnel de l’usine.
Dans un communiqué, Tai a félicité le gouvernement mexicain pour son engagement à faire respecter la législation du travail et a assuré qu’il « suivra de près la mise en œuvre du plan ».
Le Mexique devra s’assurer que la multinationale s’engage à respecter les droits d’association et de négociation collective, qui ont été refusés aux travailleurs de l’usine à plusieurs reprises.
À son tour, l’administration d’Andrés Manuel López Obrador a promis d’envisager d’imposer des sanctions à Goodyear si les dispositions de ce plan ne sont pas respectées, dont la date limite de mise en œuvre est le 19 janvier de l’année prochaine.
Plus tôt ce mois-ci, lors d’un examen lancé à la demande des États-Unis sur les conditions de travail dans cette usine, le gouvernement mexicain a conclu que les droits de libre association et de négociation collective étaient refusés aux travailleurs.
En avril dernier, les autorités mexicaines du travail avaient annulé le processus de légitimation de la convention collective de Goodyear en raison d’une éventuelle fraude du syndicat.
À son tour, la Liga Sindical Obrera a demandé au Comité interinstitutionnel du travail de surveillance et de contrôle (CIT), chargé de faire respecter les exigences de l’accord commercial TMEC, de s’enquérir de la situation.
Ce plan de réparation est le quatrième à être conclu dans le cadre du mécanisme de réponse rapide du travail pour des installations spécifiques (RRM) de l’accord États-Unis-Mexique-Canada (USMCA).
Avec les informations de l’EFE
