La Chine a poursuivi lundi l'Union européenne (UE) devant le mécanisme de règlement des différends de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) au sujet des droits de douane imposés par le bloc sur les véhicules électriques du géant asiatique, entrés en vigueur la semaine dernière.
Le ministère chinois du Commerce a indiqué que le procès vise à « sauvegarder les intérêts du développement de l'industrie des véhicules électriques et de la coopération mondiale dans la « transformation verte » ».
La Chine avait déjà eu recours au mécanisme de règlement des différends de l'OMC en août dernier pour les mesures préliminaires prises par l'UE en réponse aux subventions reçues par les constructeurs chinois de voitures électriques, mais cette nouvelle demande fait référence à la mesure finale d'application des tarifs douaniers.
« Il est regrettable de voir la partie européenne annoncer sa décision finale (…) malgré les nombreuses objections des acteurs concernés tels que les gouvernements des États membres, les industries et l'opinion publique », a indiqué le ministère.
Les nouveaux tarifs sont entrés en vigueur le 30 octobre, date à laquelle ce même département a assuré qu'il « n'approuve ni n'accepte » la décision de Bruxelles, qui pour le gouvernement chinois viole « sérieusement » les règles de l'OMC et manque « d'un cadre objectif et juridique ». base. »
Le Community Executive appliquera un tarif de 35,3% au constructeur chinois SAIC (MG et Maxus, entre autres marques), 18,8% à Geely et 17% à BYD, pour une durée maximale de cinq ans.
L'UE pourrait suspendre les droits de douane si un accord est conclu avec la Chine
La mesure affectera également les entreprises occidentales qui produisent en Chine, comme l'américaine Tesla, à laquelle sera appliqué un droit de douane de 7,8 %, tandis que d'autres qui ont coopéré avec la Commission dans l'enquête qu'elle a menée auparavant si les droits de douane sont approuvés. , un taux de 20,7% est imposé.
L'UE a pris cette mesure parce qu'elle estime que, malgré les divisions qu'elle génère entre les Vingt-Sept, elle a reçu un soutien suffisant lors du vote que les gouvernements de l'UE ont tenu au début du mois : cinq pays se sont opposés à l'application des droits de douane (parmi lesquels eux, l'Allemagne), dix les ont soutenus et douze se sont abstenus (l'Espagne en faisait partie).
La Commission a assuré qu'elle suspendrait les tarifs si elle parvenait à un accord avec la Chine pour les cinq prochaines années, mais a précisé qu'elle ne les annulerait pas, afin de gagner du temps et de les réappliquer si Pékin violait cet hypothétique accord, sans que il faudra redemander l'approbation des Vingt-Sept.
En représailles, la Chine a annoncé ces derniers mois des enquêtes sur les importations de brandy, de produits laitiers ou de porc en provenance de l'UE. Cette dernière pourrait être particulièrement préjudiciable à l’Espagne, puisqu’elle est le principal fournisseur des produits susmentionnés de la Chine.
Avec les informations de l'EFE.
