Les portails pornographiques Pornhub et Stripchat doivent se conformer dès ce dimanche à la loi sur les services numériques de l'Union européenne, qui oblige les plateformes à réglementer leurs contenus pour, entre autres, assurer la protection des mineurs et empêcher la diffusion d'images ou de vidéos illégales.

Le portail pornographique XVideos subira également ce contrôle renforcé à partir de mardi prochain, selon ce que rapporte la Commission européenne ce vendredi dans un communiqué.

Concrètement, ils devront offrir aux utilisateurs la possibilité de signaler l'existence de contenus illégaux sur ces pages web, d'informer les responsables de la suppression des vidéos et de leur donner la possibilité de faire appel de cette décision.

S'ils soupçonnent qu'un délit menaçant la vie ou la sécurité d'une personne a été commis, est en cours ou est susceptible d'être commis, par exemple dans le cas d'enfants abus sexuel.

Avec ce contrôle des contenus, l'Europe cherche à protéger les mineurs

En ce sens, ils doivent repenser leurs systèmes pour garantir un haut niveau de confidentialité et de sécurité aux mineurs qui protège leurs droits et les empêche d'accéder aux contenus pornographiques, grâce à des outils qui vérifient l'âge des utilisateurs.

En outre, ils seront tenus de veiller à ce que les pages Web ne soient pas conçues de manière à manipuler les utilisateurs, ils devront clairement préciser le contenu publicitaire et veiller à ce qu'ils n'aient pas été présentés aux utilisateurs en fonction de leur origine ethnique. opinions politiques et orientation sexuelle et ne s’adressent pas aux mineurs.

L'un des principaux objectifs de la loi sur les services numériques est d'obliger les grandes plateformes à être plus transparentes dans la conception des algorithmes qui déterminent le contenu que les utilisateurs voient sur Internet, c'est pourquoi les trois sociétés seront obligées de faire des rapports tous les six mois sur les mesures qu'ils prennent pour modérer le contenu.

Et aussi des rapports annuels sur les éventuels risques systémiques qu'ils peuvent engendrer, notamment sur les éventuels effets négatifs qu'ils peuvent avoir sur la protection de la santé physique et mentale des mineurs.

La Commission européenne contrôle que les portails désignés comme très grands respectent les obligations de la loi européenne sur les services numériques et, si elle détecte des violations, peut leur infliger des amendes pouvant aller jusqu'à 6 % de leur chiffre d'affaires global.

Avec des informations de l'EFE.

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