L’agence de notation des risques Moody’s a exprimé lundi son avis négatif sur les perspectives du secteur bancaire mondial pour 2024, car « les politiques monétaires plus strictes des banques centrales ont entraîné une croissance plus faible du PIB ».

« La réduction de la liquidité et de la capacité de paiement réduira la qualité des prêts, ce qui générera des risques plus importants pour les actifs », a noté Felipe Carvallo, vice-président du crédit chez Moody’s Investors Service, dans un communiqué.

En outre, la croissance économique de la Chine ralentira l’année prochaine en raison de la faiblesse des dépenses privées, de la faiblesse des exportations et d’une correction en cours sur le marché immobilier, a indiqué l’agence de notation dans un communiqué.

Tout en soulignant qu’aux États-Unis, certaines des plus grandes banques accumuleront des capitaux « en raison de changements réglementaires ».

De son côté, Moody’s souligne qu’en Europe, la baisse de la valeur de l’immobilier entraînera davantage de « prêts à problèmes », mais que les banques sont bien capitalisées et que la qualité de crédit de leurs portefeuilles de prêts immobiliers commerciaux est « solide ».

« Les banques suédoises sont les plus exposées en raison de très fortes concentrations d’immobilier commercial et d’une crise plus profonde sur le marché immobilier local », ajoute le communiqué.

À l’échelle mondiale, Moody’s a averti que le conflit militaire entre Israël et le Hamas pourrait encore influencer négativement les conditions de crédit à travers les prix du pétrole et le sentiment de risque du marché.

Avec les informations de l’EFE

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