Stellantis a révélé ce vendredi qu’elle ne ferait pas de publicité au SuperBowl cette année, aucun des trois grands constructeurs automobiles américains ne participera donc à l’événement télévisé traditionnellement le plus convoité par les entreprises.
General Motors (GM) et Ford, les deux principaux constructeurs automobiles américains, avaient déjà fait savoir à l’avance qu’ils ne s’annonceraient pas non plus lors de la retransmission de l’événement sportif.
Stellantis, propriétaire des marques Jeep, Dodge, Chrysler et Ram, a justifié cette décision dans un communiqué dans lequel elle explique que la situation du marché automobile aux États-Unis est actuellement « difficile ».
« Nous évaluons nos besoins commerciaux et prendrons les décisions appropriées pour protéger nos opérations en Amérique du Nord », a ajouté la société.
Mercredi, Stellantis a révélé que ses ventes aux États-Unis ont chuté de 1 % en 2023 et ont été réduites à 1,5 million de véhicules.
Cette chute a fait que, pour la première fois dans l’histoire, Stellantis a été dépassé en termes de ventes par le conglomérat sud-coréen Hyundai-Kia, qui est ainsi devenu le quatrième constructeur en termes de volume de demande sur le marché américain.
En 2023, une publicité de 30 secondes coûtait en moyenne 7 millions de dollars, soit un demi-million de dollars de plus qu’en 2022 et 1,5 million de dollars de plus qu’en 2021.
La finale de football américain est devenue la principale vitrine publicitaire des principales marques de consommation mondiales, grâce au fait que le spectacle sportif génère l’un des plus hauts niveaux de téléspectateurs du pays.
Des sociétés telles que Coca-Cola, Apple, Budweiser et Disney ont diffusé certaines des publicités les plus marquantes de la télévision américaine lors du SuperBowl.
Le retrait du SuperBowl n’est pas la seule décision de Stellantis pour réduire les coûts. Jeudi, Stellantis a également annoncé de manière inattendue qu’elle ne participerait pas au Salon de l’auto de Chicago, l’un des plus importants du pays et qui se tient en février.
Le constructeur a également indiqué qu’il décidera au cas par cas à quels salons automobiles il participera cette année aux États-Unis.
Pour l’instant, Stellantis a décidé de maintenir sa présence au Salon international de l’auto de New York, qui a lieu en mars.
Cette année marque le 100e anniversaire du premier véhicule de Chrysler, pendant des décennies l’une des marques les plus importantes aux États-Unis, a présenté son premier modèle, le B70, au Salon de l’auto de New York.
Avec les informations de l’EFE
