Pemex a rejeté une recommandation de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) visant à accorder une réparation collective globale aux 265 personnes touchées par une explosion de gaz en octobre 2021.

La demande du CNDH, émise ce mois-ci et à laquelle participe la mairie de Puebla, intervient après avoir vérifié que ces autorités n’ont pas mené d’actions coordonnées pour garantir la vie, la sécurité et l’intégrité personnelle, ainsi que pour protéger les maisons et les biens des familles dans la région. conseil auxiliaire de San Pablo Xochimehuacán, dans la ville de Puebla, qui a provoqué une explosion due à une prise clandestine de gaz GPL qui a touché 265 habitants.

Ce qui est spécifiquement exigé de Pemex, c’est qu’elle procède à une réparation complète et immédiate du préjudice causé à 12 des victimes directes et à leur premier entourage familial, ainsi qu’à 11 victimes indirectes, proches de cinq victimes décédées. La réparation doit inclure la mesure de compensation.

En outre, Pemex devra fournir aux 11 victimes indirectes des soins psychologiques et thanatologiques jusqu’à ce qu’elles atteignent le plus haut niveau possible de guérison psychologique et thanatologique. De même, elle devra fournir aux 12 victimes directes les soins médicaux et psychologiques dont elles ont besoin, avec leur accord préalable, pendant la durée nécessaire et inclure la fourniture de médicaments, si nécessaire.

Aux membres du conseil municipal de Puebla, le CNDH leur demande de livrer les maisons reconstruites, déplacées et réhabilitées des victimes.

Cependant, Pemex a rendu public son refus d’accepter la recommandation en invoquant les arguments suivants :

  • L’explosion du 31 octobre 2021, dans le gazoduc Cactus-Tula-Guadalajara LP, est le résultat d’une accumulation d’hydrocarbures, provoquée par un prélèvement clandestin dû à un vol illicite, au détriment de Pemex et de sa filiale Pemex Logística (PLOG).
  • PLOG a agi avec diligence dans tous ses processus opérationnels et administratifs, sans violer les droits humains à la vie, à l’intégrité personnelle ou le droit à un logement convenable au détriment des victimes présumées mentionnées dans la recommandation.
  • De même, elle a maintenu la coordination avec les autorités des États et des municipalités de la bande par laquelle passent ses infrastructures, en informant les autorités de la présence d’établissements humains/emprises, afin qu’elles puissent agir dans le cadre de leurs pouvoirs et compétences. .
  • PLOG a donc pleinement rempli toutes ses responsabilités, à travers les éléments justifiant de sa conformité légale et réglementaire, au bénéfice de la communauté.

« Dans ces considérations, Pemex et PLOG expriment leur non-acceptation de la recommandation 169/2023, qui a été portée à la connaissance de la Commission Nationale des Droits de l’Homme », a indiqué l’entreprise productive de l’État.

Dans son rapport, le CNDH a indiqué qu’il lui paraît évident que Pemex et PLOG, ainsi que la municipalité de Puebla, n’ont pas respecté leurs obligations de prévenir les risques futurs et d’assurer l’existence de conditions d’habitabilité et de sécurité physique pour les logements construits. sur le réseau de gazoducs de pétrole liquéfié et son emprise.

A lire également