La procureure générale de Floride, Ashley Moody, a annoncé lundi avoir invité le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, à témoigner en octobre prochain devant le State Board on Human Trafficking au sujet de l’utilisation de sa plateforme par des criminels qui exploitent les victimes.
L’objectif d’inviter Zuckerberg à témoigner est de savoir ce que « Meta prévoit de faire pour empêcher les trafiquants d’êtres humains d’utiliser leurs plateformes pour poursuivre cet horrible crime », a déclaré Moody dans un communiqué.
Selon les résultats d’une enquête réalisée avec les données des bureaux du shérif des 67 comtés de l’État et des services de police des principales villes de Floride, plus de la moitié des cas d’utilisation des réseaux sociaux par des trafiquants de drogue signalés dans ce L’état correspond à Meta, qui comprend Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp, entre autres réseaux.
De plus, selon les rapports CyberTipline 2022 du National Center for Missing Children and Exploited by Electronic Service Providers, plus de 27 millions (85 %) des incidents signalés cette année-là provenaient de plates-formes Meta, a déclaré Moody.
La prochaine réunion du Florida State Human Trafficking Council est prévue pour le 2 octobre et la procureure générale a demandé dans sa lettre à Zuckerberg une réponse avant le 5 septembre comme date limite.
« Avant de lancer de nouveaux produits (Threads) ou de perdre du temps à préparer un combat (…) qui n’arrivera probablement jamais, Zuckerberg devrait s’efforcer de rendre les plateformes Meta existantes plus sûres pour les utilisateurs et d’empêcher les personnes vulnérables d’être contraintes de se livrer au travail sexuel illicite », a souligné le procureur général dans un communiqué.
La Floride veut que Zuckerberg prête attention aux menaces
Selon Moody, Zuckerberg devrait « immédiatement attirer l’attention sur cette menace pour la sécurité publique et témoigner devant notre conseil sur ce que Meta fait pour empêcher que ses plateformes ne soient utilisées pour aider, faciliter ou soutenir la traite des êtres humains ».
Aux États-Unis, selon un rapport fédéral, en 2022, 183 nouvelles affaires pénales de traite des êtres humains ont été ouvertes dans le système judiciaire fédéral, ce qui représente une diminution de 24 % par rapport à l’année précédente.
Les plateformes les plus couramment utilisées par les trafiquants enquêtés dans ces affaires pour recruter leurs victimes étaient, dans cet ordre, Snapchat, Instagram, Kik, Grindr, Video Games, Facebook, Discord, Yubo, Tinder, Omegle, Live.me et Gate of Chaos. . EFE.
