La Chambre de Commerce Internationale (CCI) a exprimé mercredi son inquiétude quant à la possible suppression des organismes autonomes et des régulateurs au Mexique, où la Commission des Points Constitutionnels de la Chambre des Députés a approuvé cette réforme la semaine dernière.

Dans un communiqué, la CCI mondiale et sa section mexicaine ont déclaré que cette réforme « pourrait avoir des conséquences profondes et de grande envergure sur la stabilité économique du pays, ainsi que sur sa structure démocratique et de gouvernance ».

Les organisations ont réagi à la réforme qui, si elle était approuvée par le Sénat, ferait disparaître l'Institut national pour la transparence, l'accès à l'information et la protection des données personnelles (Inai), le Conseil national pour l'évaluation de la politique de développement social (Coneval) et le Conseil national. Commission pour l'amélioration continue de l'éducation (Mejoredu).

Outre la Commission de régulation de l'énergie (CRE), la Commission nationale des hydrocarbures (CNH), l'Institut fédéral des télécommunications (IFT) et la Commission fédérale de la concurrence économique (Cofece).

ICC Global, qui représente 45 millions d'entreprises dans le monde, et sa section mexicaine ont souligné que la transparence et la protection des droits fondamentaux « ont été des piliers essentiels dans la construction d'un système démocratique équilibré et dans la promotion d'un environnement économique compétitif et équitable ». .»

Ils ont déclaré que l'élimination de ces organisations ouvrirait la porte à une plus grande concentration du pouvoir économique, ce qui entraînerait des risques importants pour l'économie nationale et la compétitivité sur le marché mondial, en plus d'un effet négatif sur la confiance des investisseurs nationaux et internationaux. .

« Cette situation pourrait conduire à une diminution des investissements directs étrangers, affectant la croissance économique du pays et l'économie familiale », ont-ils prévenu.

De même, ils ont exprimé leur inquiétude quant au manque de clarté sur la manière dont les fonctions de ces organes seraient réaffectées, car, selon eux, cela pourrait « compliquer » le respect des engagements internationaux, tels que le Traité entre le Mexique, les États-Unis et le Canada ( TMEC).

Ils ont déclaré que la suppression de ces organisations « pourrait avoir un impact sur la perception internationale du Mexique en tant que partenaire commercial fiable et attaché à l’État de droit », car elles sont considérées comme des garanties de stabilité démocratique et de gouvernance économique équitable.

« Sa disparition pourrait donc affaiblir la position du Mexique sur la scène mondiale », ont-ils insisté.

Enfin, ils ont appelé les législateurs à reconsidérer la suppression de ces organismes autonomes, surtout compte tenu de l'opportunité que représente désormais la délocalisation d'entreprises ou le « nearshoring », puisque ces organismes contribuent à garantir l'impartialité dans des domaines critiques de la concurrence économique.

Cette déclaration de la CCI rejoint celle d'entreprises et de politiciens des États-Unis et du Canada qui ont mis en garde ces derniers jours contre les inquiétudes des investisseurs concernant les réformes du pouvoir judiciaire et l'élimination des régulateurs autonomes.

Outre les agences de notation comme Fitch et des entités comme CitiBanamex ou Morgan Stanley qui ont également mis en garde contre le risque d'approuver les réformes proposées par le président Andrés Manuel López Obrador.

Avec des informations de l'EFE.

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