Huit pays (Brésil, Canada, Chine, Inde, Japon, Russie, Suisse et Turquie) ont rejoint en tant que tierces parties le différend rouvert la semaine dernière entre l’Union européenne et les États-Unis sur les tarifs de ces derniers sur les olives noires espagnoles qui doivent être résolus en l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Selon des sources proches de cet organe basé à Genève, les huit pays membres se réservent le droit de participer à ce processus devant l’OMC, ce qui signifie concrètement qu’ils pourront témoigner devant le panel qui doit les juger dans les prochaines semaines.
L’OMC a également indiqué que ce panel sera composé des experts en droit commercial Daniel Moulis, Martín García et Charis Tan, qui avaient déjà traité cette affaire pour l’organisation depuis le début du différend en 2019.
L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a accepté vendredi dernier, le 28 juillet, de rouvrir l’affaire, à la demande de l’UE, pour déterminer si l’UE s’est conformée à sa précédente décision contre les tarifs que ce pays impose aux olives noires espagnoles.
Le différend entre les États-Unis et l’Europe a rouvert sur les olives espagnoles
Malgré le fait que l’OMC avait déjà tranché en faveur de l’Espagne dans le différend, avec une décision de novembre 2021 déclarant que les tarifs américains n’étaient pas compatibles avec la réglementation internationale, l’UE considère que les États-Unis ne se conforment pas à cette décision. .
En janvier 2023, l’International Trade Administration des États-Unis a réduit, mais seulement partiellement, ses tarifs, qui, à des fins pratiques, sont passés des 35 % précédents à 31 %, ce que l’UE considère comme insuffisant.
Les olives noires sont utilisées aux États-Unis principalement pour la fabrication de pizzas et les exportations espagnoles du produit vers cette économie s’élevaient à environ 70 millions d’euros par an, selon les chiffres de 2017.
Depuis le début du différend, l’UE a attaché une grande importance à ce conflit commercial, car elle craint qu’une décision de l’OMC favorable aux États-Unis ne soit utilisée par ce pays pour remettre en cause toute la politique de subventions agricoles en Europe qui est sous l’ombrelle du bouchon.
Avec les informations de l’EFE
