Petróleos Mexicanos (Pemex) élargit ses perspectives sur son champ prioritaire, Quesqui, raison pour laquelle elle a demandé un budget plus important pour investir dans le développement et multiplier le bénéfice économique qu’elle en tirera.
Selon le plan de développement proposé pour le champ Quesqui, qui a été présenté le mois dernier au conseil d’administration de Pemex Exploration et Production, il vise à maximiser la valeur économique des réserves d’hydrocarbures, avec un investissement simultané de 4 mille 915 millions de dollars et une charge d’exploitation de 1 950 millions.
Pemex prévoit de récupérer 536 milliards de barils de condensat et 2 231 milliards de pieds cubes de gaz à l’horizon de production 2020-2041, obtenant un bénéfice économique de 15 696 millions de dollars.
Ce n’est pas la première fois que Pemex demande un changement de montant, de périmètre et de conditions économiques
du champ Quesqui, qui jusqu’à l’an dernier était au numéro 1 des projets prioritaires, en ce 2023, il se place à la deuxième place sur 38 projets.
Le champ Quesqui a été inscrit dans le portefeuille d’investissement de Pemex en juin 2020 et mis à jour en mars 2022, avec un montant autorisé de 1 737 millions de dollars pour l’horizon 2020-2024, dont 936 millions ont été décaissés, principalement pour le forage de puits de développement et la construction d’infrastructures.
Avec les ressources demandées dans ce business case, l’investissement total s’élèverait à 4 mille 916 millions de dollars pour la période 2020-2042.
« La motivation du projet est d’améliorer les conditions d’écoulement et de prolonger la durée de vie productive des puits, en plus d’atteindre un volume d’injection de 370 000 barils d’eau pour inverser la tendance à la baisse de pression et maximiser la récupération de la réserve restante », pointe ce qui a été exposé par Pemex.
Quesqui est un champ onshore situé à Tabasco, il possède des réserves 3P (prouvées, probables et possibles) restantes quantifiées en janvier 2023 de 468 millions de barils de condensat, 1 963 milliards de pieds cubes de gaz et 865 millions de barils équivalent de pétrole brut.
Pemex a expliqué que les prémisses du projet et les prévisions de production de pétrole brut et de gaz, comparant la production primaire à la stratégie de récupération secondaire, se traduisent par un différentiel positif avec la mise en œuvre de la stratégie de 147 millions de barils de pétrole et 424 milliards de millions de pieds cubes de gaz.
Il a souligné qu’avec l’entrée en service du pipeline qui va du puits Quesqui 4 au puits Jujo, l’infrastructure de développement du champ sera complétée.
Il a expliqué que dans l’évaluation simultanée, avec des prix moyens de 66 dollars le baril de pétrole et 5,6 dollars par mille pieds cubes de gaz, une valeur actuelle nette (VAN) avant impôts de 32 mille 806 millions de dollars est atteinte, dont qui correspondent à 17 mille 109 millions au Gouvernement et 15 mille 696 millions au projet.
Il a ajouté que, sur la base des indicateurs économiques obtenus à partir de l’analyse de sensibilité des prix, une VAN est atteinte pour le projet de 25 mille 581 millions de dollars avec des prix élevés et de 13 mille 083 millions avec des prix bas.
Bien qu’il existe des scénarios favorables, des risques sont identifiés qui génèrent une incertitude sur le volume d’hydrocarbures à développer associé à une diminution, parmi lesquels la baisse accélérée due à la perte de pression, n’atteignant pas le facteur de récupération attendu, ainsi que ne concluant pas en temps le forage de puits et/ou travaux en raison de conflits sociaux.
